Sur les routes du Táchira
Parmi les États de mon pays, le Venezuela, que j'ai visités, le Táchira occupe une place particulière. Les chercheurs indiquent que ce nom est d'origine indigène, issu de l'ethnie Chibcha, et signifie « la terre de notre héritage ». Cette appellation reflète bien la réalité du terrain. Sa géographie exerce un attrait tout particulier grâce à une beauté naturelle majestueuse, faite de végétation luxuriante, de rivières et de montagnes, le tout baigné dans un climat généralement frais. On y trouve également des villes charmantes nichées dans les zones montagneuses, où les monuments religieux (notamment catholiques) jouent un rôle central dans la vie des habitants — tout en constituant, bien entendu, des attractions pour les visiteurs. En parcourant ses routes et ses localités, on ressent pleinement la beauté exubérante qui caractérise toute cette région andine.
Il est tout naturel de commencer notre périple dans le Táchira par une visite de sa capitale, San Cristóbal, fondée en 1561 par le capitaine espagnol Juan Maldonado Ordóñez. C'est pourquoi cette première publication sera consacrée à présenter différentes facettes de la ville en images ; dans un second article, je poursuivrai la visite en explorant d'autres villes et localités.
Intéressons-nous d'abord à l'église de La Ermita, dédiée à saint Jean-Baptiste : il s'agit de la deuxième plus ancienne église de la ville et de la plus vaste de tout l'État du Táchira. Elle fut consacrée en 1854. Son style architectural dominant est le gothique-Renaissance, caractérisé par trois nefs surmontées de magnifiques voûtes sur croisées d'ogives et de coupoles.

